Rupture conventionnelle : l'indemnisation chômage tombe à 15 mois au 1er septembre
1 septembre 2026 · Unédic · Code du travail numérique
L'Unédic a confirmé le 31 août 2026 l'entrée en vigueur de nouvelles règles d'assurance chômage. La principale concerne la rupture conventionnelle individuelle, une porte de sortie fréquente après un long arrêt de travail.
Les nouvelles durées
Pour les salariés dont la fin de contrat, fixée par la convention de rupture, intervient à compter du 1er septembre 2026 :
- moins de 55 ans : 15 mois d'indemnisation maximum, contre 18 auparavant (20 mois en outre-mer, hors Mayotte) ;
- 55 ans et plus : 20,5 mois, contre 22,5 ou 27 mois selon l'âge (30 mois en outre-mer, hors Mayotte).
Les allocataires de 55 ans et plus peuvent demander à France Travail une prolongation, accordée après examen de leurs démarches de recherche d'emploi ou de leur projet professionnel. Seule la rupture conventionnelle individuelle est visée : la rupture conventionnelle collective n'est pas concernée.
Ces règles découlent de l'avenant n° 2 à la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024, signé le 10 avril 2026 par les partenaires sociaux et agréé par arrêté du 19 juin 2026.
Pourquoi ça vous concerne
Après un arrêt longue durée, la rupture conventionnelle est souvent proposée comme alternative à un licenciement pour inaptitude. Passer de 18 à 15 mois d'indemnisation, c'est trois mois de revenus en moins pour reconstruire un projet professionnel — un délai qui compte quand la reprise d'activité doit se faire progressivement, ou quand une reconversion est nécessaire.
La date qui déclenche la nouvelle règle est celle de la fin de contrat inscrite dans la convention de rupture, pas celle de la signature. Si une rupture conventionnelle vous est proposée, vérifiez cette date avant de signer, et comparez avec ce que donnerait un licenciement pour inaptitude, qui n'est pas soumis à ce plafonnement.
Deux autres changements au 1er septembre
L'Unédic précise également que la suspension de la réforme des retraites décale d'un trimestre l'accès au maintien des droits jusqu'à la retraite à taux plein pour les générations 1964 à 1968 : de 62 ans et 9 mois pour les assurés nés en 1964, à 63 ans et 9 mois pour ceux nés en 1968.
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